Identifier les objectifs Elaborer le cahier des charges Evaluer le projet Prévoir la transmission du projet
Le projet doit répondre aux objectifs formulés par le partenaire du Sud, mais être élaboré conjointement. Cela nécessite d’abord, de la part du partenaire du Nord, un effort de compréhension du contexte d’intervention. L’analyse :
… permettra déjà de mieux percevoir la complexité du milieu.
Les projets doivent bien sûr être cohérents avec les orientations des plans et schémas de développement, réalisés à l’échelle locale et disponibles auprès des collectivités concernées.
Il existe également des directives cadre par pays qui permettent d'inscrire les projets dans le programme du gouvernement local (santé, éducation...). Elles sont consultables auprès de Coordination Sud.
Une fois les objectifs définis, il est possible de déterminer la finalité générale du projet (par exemple, faciliter l’accès de la population aux soins de base), et les différentes actions à mener pour y parvenir.
La faisabilité de chaque action doit être étudiée par les différents partenaires sur les plans technique, humain, puis financier, afin de choisir celles qui sont réalisables. La programmation sera certainement amenée à être modifiée au cours des opérations, c’est pourquoi le cahier des charges doit rester souple et adaptable.
La définition d’indicateurs quantitatifs et qualitatifs pour chacune des actions envisagées permettra d’évaluer leur réussite ou non.
En résumé, cinq étapes sont essentielles pour la réalisation d’un cahier des charges:
Evaluer, pourquoi faire ?
Il n’existe pas d’évaluation type, les critères sont à définir au cas par cas. Quelques orientations peuvent cependant être données pour aider au suivi et à l’évaluation :
Pour l’élaboration du cahier des charges, comme pour l’évaluation de projets, le F3E propose des cahiers méthodologiques en ligne. (http://www.f3e .asso.fr) Le F3E (« Etudier et Evaluer pour Evoluer ») est une association qui propose des outils d’étude et d’évaluation pour les organisations de solidarité internationale.
Les actions d’appui au développement n’ont pas vocation à durer éternellement : l’appui le plus pertinent est celui « qui aide à se passer de l’aide ». Tout projet doit donc pouvoir se conclure et se transmettre aux intervenants locaux. Le désengagement progressif des initiateurs nécessite souvent de prévoir, au cours du projet, des formations sur la gestion du matériel et des comptes, pour que les partenaires s’approprient complètement les programmes et puissent les faire perdurer.