La Déclaration universelle des Droits de l'Homme, adoptée en 1948, proclame l'indivisibilité des droits. Pourtant, si les droits civils et politiques ont fait l'objet en 1966 d'un pacte international et du protocole juridique nécessaire à son application, les droits économiques, sociaux et culturels (droit à l'alimentation, à la santé, à l'éducation, au travail...) n'ont fait l'objet d'aucun protocole. A l'initiative du C.R.I.D (Centre de Recherche et d'Information pour le Developpement), une campagne de promotion du protocole des D.E.S.C vient d'être lancée. Elle regroupe des associations de solidarité internationale et de défense des Droits de l'Homme, des syndicats, des juristes. Grâce à des actions qui conjuguent dénonciation et justiciabilité, des procédures civiles ou pénales pourraient être lancées à l'encontre d'entreprises responsables d'infractions dans les pays du Sud.
DARWISH, Anne - ALTERMONDES, n°2, 2005/06, P. 36-37
Après un rappel historique sur l'élaboration progressive des droits économiques sociaux culturels (D.E.S.C), ce guide tente tout d'abord de comprendre pourquoi la société civile et les institutions internationales y font de plus en plus référence. Cette interrogation amène à établir un état des lieux des différents D.E.S.C et à envisager les enjeux actuels et les horizons d'action pour la promotion de ces droits notamment au sein du mouvement altermondialiste.
CEDIDELP; PEUPLES SOLIDAIRES, POITIERS : ORCADES, 2004, 43 P.
Cette publication de Terre des Hommes s'attache à démontrer l'importance des droits économiques, sociaux et culturels pour le developpement à travers huit études de pays. Elle rappelle le caractère fondamental de l'indivisibilité des droits de l'homme et affirme l'inanité des distinctions entre droits civils et politiques et D.E.S.C. La distinction permet en effet aux pays riches et institutions financières internationales de légitimer leurs partenariats avec des pays dont la démocratie n'en constitue qu'une façade, sans que la société civile voit aboutir ses revendications. Dès lors, c'est la voix de la société civile qu'il convient d'entendre pour que les Etats soient enfin comptables de leurs actions en matière de D.E.S.C.
TERRE DES HOMMES - FRANCE : KARTHALA, 2003, 485 P.
