Les enjeux actuels
« L’idée que des humains puissent être voués à une mort précoce, à l’analphabétisme ou à une citoyenneté de deuxième classe en raison d’attributs hérités échappant à leur contrôle va à l’encontre de ce qu’est le concept de justice de la plupart d’entre nous »
Source: Rapport mondial sur le développement humain 2005- PNUD
Quelques chiffres, extraits du Rapport mondial sur le développement humain 2005- PNUD , permettent de situer les grands enjeux de l’aide au développement
De par le monde, en ce début de 21ème siècle :
- 1,25 milliards de personnes disposent de moins d’un euro par jour pour vivre ;
- 153 millions d’enfants souffrent d’insuffisance pondérale et de malnutrition, soit 28% des jeunes enfants dans les pays en développement ;
- 115 millions d’enfants, dont 65 millions de filles, n’ont pas accès à l’éducation primaire, soit un enfant sur cinq à l’échelle de la planète et plus de 40 % des enfants en âge d’école primaire en Afrique subsaharienne ;
- 1 milliard de personnes n’ont pas un accès durable à de l’eau potable ;
- 11 millions d’enfants de moins de cinq ans meurent chaque année de maladies évitables, ce qui porte notamment le taux de mortalité infantile en Afrique subsaharienne à 171 pour 1.000 ; par comparaison ce taux s’élève aux USA à 14 pour 1.000 pour les citoyens afro-américains et 6 pour 1.000 pour les américains blancs ;
- chaque année 500.000 femmes meurent en couche ou à cause de complications liées à la grossesse et des millions d’autres se retrouvent handicapées ;
- principale cause de décès en Afrique subsaharienne, le VIH/Sida figure à l’échelle du monde parmi les quatre principales causes de décès : toutes les 15 secondes, le SIDA tue un père ou une mère, entraînant un nombre d’orphelins du SIDA toujours croissant (plus de 15 millions dans le monde en 2005).
Et pourtant, l’Aide Publique au Développement (A.P.D.) fournie par les pays donateurs a diminué au cours de la dernière décennie, passant de 0,34% de leur revenu national brut en 1990 à 0,23% en 2002…
En Bretagne, la solidarité internationale s’ancre au cœur de ces enjeux mondiaux ; il est question de s’engager aux côtés et à l’écoute des populations les plus pauvres pour faire bouger le monde et
combattre l’esprit de repli sur soi et le racisme qui peut en découler, par l’ouverture sur le monde.
- Permettre à chacune et chacun de découvrir et rencontrer « l’autre », par des échanges réciproques et la mise en œuvre de projets de développement local en partenariat ;
- Sensibiliser les jeunes et les moins jeunes à un réflexe de solidarité envers les plus démunis d’ici et d’ailleurs, par l’éducation à la citoyenneté internationale ;
- Participer à une meilleure répartition des richesses, en pratiquant le commerce équitable et promouvant le tourisme solidaire ;
- Agir pour la préservation de l’environnement planétaire, par la concrétisation d’éco-gestes au quotidien et le développement de l’utilisation des énergies renouvelables ;
- Transmettre, échanger, partager et apprendre dans la rencontre interculturelle de nouvelles pratiques professionnelles par le transfert de compétences et de techniques.
Ailleurs dans le monde, l’implication des Acteurs Bretons pour la Coopération Internationale et la Solidarité s’attache à rendre plus vivable un monde de violence et d’inégalités, qu’en septembre 2000, lors du Sommet du Millénaire des Nations Unies, les dirigeants des Etats de la planète ont souhaité humaniser en convenant d’un ensemble d’objectifs mesurables et limités dans le temps : les Objectifs du Millénaire pour le Développement (O.M.D.). Ils visent à combattre :
- La pauvreté,
- La faim,
- La maladie,
- L’analphabétisme,
- La dégradation de l’environnement,
- La discrimination envers les femmes.