Imprimer Envoyer a un ami

Eau et assainissement

Les acteurs de la coopération internationale et de la solidarité ont pris conscience, en Bretagne, des enjeux de l’eau et de l’assainissement à l’échelle du monde, au point d’en faire un axe fort de leurs actions respectives : forage de puits villageois ou pastoraux en milieu rural, appui à la réalisation de latrines collectives écologiques et à moindre à coûts dans les villages, co-financement de mini-adductions d’eau potable en milieu semi-urbain, aide à la structuration des habitants usagers en comités de gestion de l’eau, formation d’artisans réparateurs, construction de réseaux de collecte des eaux de pluie et des eaux usées… les projets qui visent à améliorer l’accès à l’eau potable et à un assainissement de base pour les populations les plus défavorisées sont multiples.

En France, la loi 2005-95 du 9 février 2005, dite loi Oudin-Santini, encourage l’engagement des collectivités dans ces deux domaines. Elle permet aux collectivités, aux EPCI ou aux syndicats mixtes chargés des services publics de distribution d’eau potable et d’assainissement, de consacrer jusqu’à 1% de leur budget « eau » à des actions de coopération décentralisée, d’aide d’urgence ou de solidarité internationale dans le domaine de l’eau et de l’assainissement. Les Agences de l’eau peuvent également affecter jusqu’à 1% de leurs ressources pour des actions à l’international, et, pourquoi pas, cofinancer des projets engagés par des collectivités locales.
En décembre 2006, la loi Oudin-Santini a vu son champ élargi au secteur de l’énergie : les collectivités ou syndicats chargés de la distribution du gaz et de l’électricité peuvent également consacrer, jusqu’à 1% de leurs ressources à des actions de coopération.