Peut-on concilier logique d’entreprise et solidarité internationale ? Différents exemples bretons montrent que c’est possible. Leurs actions peuvent prendre des formes très différentes :
L’entreprise Lobodis, située dans les Côtes d’Armor, a été le premier torréfacteur et importateur français à s’engager pour un commerce équitable, aux côtés de Max Havelaar. Elle garantit à ses partenaires, de petites structures coopératives d’Amérique latine et d’Afrique, un prix d’achat minimum, (1.26$ la livre de café), supérieur aux prix habituellement pratiqués. Les échanges commerciaux, ainsi stabilisés et plus équitables, permettent de meilleures conditions de vie et de travail aux producteurs.
Depuis ses débuts, l’entreprise est aussi en partenariat avec un Centre d’Aide par le Travail (CAT) : une vingtaine d’adultes handicapés, employés par le CAT, travaille pour la torréfaction.
L’entreprise OTIMA, en Ille et Vilaine, spécialisée dans la fabrication de pièce de tôlerie mécanique, a souhaité mettre en place un projet d’entreprise, pour fédérer ses salariés. Ceux-ci ont choisi de s’engager dans une action de solidarité internationale, afin de "s’enrichir culturellement et de donner de l’utilité à leur engagement". Avec leurs partenaires maliens et bretons (l’association Pacé-Solidarité), les salariés mobilisés ont réalisé une maison de village, avec des activités d’artisanat, d’alphabétisation et de couture.