Acteurs Bretons de la coopération internationale et de la solidarité

Région BretagneActeurs Bretons de la coopération internationale et de la solidarité

S'investir individuellement

Selon son âge, ses compétences professionnelles, ses motivations, l'engagement à l'étranger peut se faire sous différents statuts : celui de bénévole, de volontaire, d'étudiant ou encore de salarié.

Partir comme bénévole

Les chantiers de bénévoles internationaux

Quel public ? Ils s'adressent aux jeunes majeurs (avec quelques exceptions pour les 15-17 ans) ; certains présentent des limites d'âge
Quelles actions ? Réalisation d'un projet local d'intérêt général
Combien de temps ? Quinze jours à trois semaines
Quel coût ? Les chantiers ont un coût pour leurs participants, qui doivent généralement assumer les frais de transport, de visa et de vaccination, en plus des éventuels frais d'inscription au chantier.
Ils sont l'occasion de vivre en collectivité avec des jeunes de tous les pays, de toutes origines, et de partager la vie des habitants d'une localité.
Pour participer à un chantier, il est conseillé de s'y prendre à l'avance : il y a souvent plus de demandes que de places !

Plusieurs associations proposent des chantiers :

  • Une liste non exhaustive des ONG qui proposent des chantiers est disponible sur le site du http://www.clong-volontariat.org/
  • Direction régionale et départementale de la jeunesse et des sports, correspondant régional : jacques.hutchison@jeunesse-sports.gouv.fr, 02 23 48 24 38
  • Cotravaux, coordination de douze associations dont le chantier est le moyen privilégié d'action, correspondant régional en Bretagne : David RUCAY, cbnational@wanadoo.fr, 02 99 02 60 60
  • Chantiers internationaux de jeunes bénévoles en Bretagne, rubrique « Chantiers hors Bretagne»

Prendre un congé de solidarité internationale

Prévu par la loi, il permet à un salarié, justifiant d'une ancienneté de douze mois dans l'entreprise, de poser un congé auprès de son employeur, afin de s'engager sur un projet de solidarité internationale. La période maximale est de 6 mois. La mission doit être accomplie soit pour une association à but humanitaire, soit pour un organisme international dont la France est membre. Au retour, le salarié retrouve son emploi avec une rémunération équivalente.

Contacts :

  • Un congé solidaire est proposée par l'association Planète urgence, pour des missions de courtes durées (2 à 4 semaines), pris sur les congés personnels du salarié et qui peuvent ête financées par l'employeur.
  • Certaines collectivités locales ont mis en place des dispositifs de congés de solidarité. Le Conseil régional de Bretagne accorde par exemple à ses agents des autorisations d'absence pour des périodes limitées à trois mois (renouvelable une fois). Il permet aux agents de réaliser des projets à vocation humanitaire, sociale, culturelle, ou environnementale au sein d'un organisme d'accueil, tout en conservant leur rémunération et leur poste.


NB : Démissionner pour participer à un projet de solidarité internationale d'au moins un an donne droit aux Assedics au retour !

Partir comme volontaire

Le Volontariat de Solidarité Internationale

Il s'agit d'un volontariat d'une durée de un à deux ans, au sein d'une ONG. Les volontaires participent alors à une action de solidarité internationale, de développement ou d'urgence humanitaire.
Voir la liste des 27 associations agréées en 2006 par le Ministère des Affaires Etrangères pour l'envoi des volontaires sur le site de Coordination Sud.

Le Volontariat International en Entreprise ou en Administration

Ces deux types de volontariat ont été créés suite à la suspension du service national obligatoire. Ils donnent aux entreprises françaises, ainsi qu'aux administrations, la possibilité de bénéficier pendant une période variant de six mois à deux ans, du concours de jeunes diplômés.

  • Le VIE : le volontaire effectue sa mission au sein d'une entreprise française à l'étranger qu'il peut trouver lui-même, en démarchant les entreprises ou en consultant les offres sur le site du CIVI (Centre d'Information pour le Volontariat à l'International).
  • Le VIA : Le volontaire est placé soit sous la tutelle du ministère des affaires étrangères, soit de la Direction des Relations Economiques Extérieures, du ministère de l'Economie et des Finances. Il peut être affecté au sein d'une ambassade ou d'un consulat, d'un service de coopération et d'action culturelle, d'un établissement culturel, d'un laboratoire… ou d'une Mission Economique, d'une chambre de commerce et d'industrie française à l'étranger. Des offres de postes à pourvoir sont diffusées sur le site du CIVI ; des candidatures spontanées peuvent être adressées à l'adresse suivante : dree-via@dree.org

Le Service Volontaire Européen

Le SVE s'adresse aux jeunes de 18 à 25 ans. Il se base sur un partenariat à trois : le/la volontaire, une organisation d'envoi et une structure d'accueil. Il offre la possibilité aux jeunes, pendant 6 à 12 mois, de découvrir une autre culture, d'apprendre une langue étrangère et de se préparer à l'insertion dans la vie active, tout en aidant les associations et les collectivités pour le développement d'activités non lucratives.

Contact :
Correspondant régional SVE Bretagne, Direction régionale et départementale de la jeunesse et des sports, regis.lepretre@jeunesse-sports.gouv.fr

Cas particuliers : les Volontaires Européens du Développement ou les Volontaires des Nations Unies

  • VED: c'est un programme franco-allemand d'envoi de volontaires en équipes de nationalités mixtes ; il faut être âgé de 18 à 25 ans, avoir une formation professionnelle et une formation en allemand pour les français. Des renseignements complémentaires peuvent être pris auprès de l'AFVP
  • VNU : Le programme VNU propose, à des personnes qualifiées et motivées, des missions spécifiques et temporaires de développement, de secours humanitaire ou de paix dans les pays les plus démunis. Il faut avoir 5 ans d'expérience professionnelle et un diplôme technique supérieur ou universitaire.

Partir comme étudiant

Vous êtes étudiant et vous voulez partir en stage ou pour vos études, dans un pays du Sud?

Il est possible pour les étudiants de partir dans un pays du Sud dans le cadre soit d'un échange universitaire, soit d'un stage obligatoire. Si les relations avec l'Europe ou l'Amérique du Nord sont nombreuses, il est plus difficile d'établir un échange avec les pays du Sud ou d'y trouver une structure d'accueil.
Dans les établissements de formation, le service des relations internationales et certains enseignants disposent généralement de contacts qui peuvent faciliter la recherche. Pour une recherche de stage obligatoire, les étudiants peuvent postuler, selon leur domaine de formation, auprès d'associations ou de collectivités bretonnes, d'ONG, de bureaux d'études, de fondations, d'organisations internationales…
Pour en savoir plus :
Des offres de stage paraissent régulièrement sur le site de la Coordination Sud.

Vous êtes étudiant et vous voulez partir pour un court séjour pendant vos vacances ?

Il est conseillé de rentrer en contact avec des associations bretonnes de solidarité internationale. Les centres RITIMO peuvent vous orienter. La base de données de ce site permet de faire une première recherche en fonction des destinations et thèmes d'intervention qui vous motivent particulièrement.

Dans certains établissements de formation bretons, des associations étudiantes se sont constituées pour intervenir dans le domaine de la solidarité internationale. Par exemple, l'EAI (Echange Afrique INSA) de l'Institut National des Sciences Appliquées de Rennes, mène un certain nombres d'actions dans les pays en développement (construction d'école, de centre d'apprentissage…). Année après année, les étudiants se passent le relais pour faire vivre ces associations, qui interviennent ainsi dans la durée auprès des partenaires locaux.

Vous êtes étudiants et vous voulez faire une formation de 3ème cycle sur le développement?

Trois exemples de Master bretons tournés vers les pays du Sud :
Master 2 Analyse de projets, industriels, agricoles, sociaux et environnementaux : L'objectif est de former des professionnels aptes à la gestion et à l'évaluation de projets de développement dans des cadres culturels divers. Il mène aux métiers de conseillers en développement.
Master 2 Ingénierie des Services Urbains en Réseau dans les pays en développement: Ce diplôme a pour but de former des spécialistes en matière de politiques urbaines d'implantation et de gestion des réseaux de services urbains dans les pays en développement, en tenant compte des spécificités locales et mondiales.
Master International en Développement Rural (MIDR) ; instrument de coopération internationale pour l'évolution des formations supérieures en Europe et en Amérique Latine

et un DU Diplôme Universitaire "Education populaire et transformation sociale
; télécharger la présentation du diplôme et pour en savoir plus

Partir comme salarié :

Les pays industrialisés ont vu depuis une vingtaine d'années s'étendre l'activité d'aide au développement et de l'urgence humanitaire. Qu'elles soient le fait des coopérations gouvernementales, des collectivités territoriales ou d'organisations non gouvernementales, ces activités ne peuvent pas être entreprises par les seuls bénévoles ou volontaires. La possibilité de faire une véritable carrière dans les métiers de la solidarité internationale existe.
Cependant, les postes de permanents salariés expatriés sont peu nombreux dans les associations et ONG. Les profils correspondant à ces postes sont assez exigeants, et plusieurs années d'expériences de terrain souvent indispensables.

Contacts:

Plusieurs sites disposent de rubriques "emplois" : coordination Sud, le site du Ministère des Affaires Etrangères...
Le Ministère des Affaires Etrangères gère aussi des emplois pour les jeunes professionnels dans les grands organismes internationaux ("young professionnal programs").
Les institutions internationales sont également pourvoyeuses d'emplois et de stages dans le domaine de la coopération internationale, régulièrement publiés sur leurs sites respectifs (UE, ONU, Banque Mondiale, UNESCO...), mais soumis à des quotas géographiques.
Les collectivités territoriales s'engagent de plus en plus dans des actions de coopération décentralisée et font appel, d'une part, à des professionnels titulaires de concours de la fonction publique territoriale, et d'autre part à des volontaires de la solidarité internationale.