Acteurs Bretons de la coopération internationale et de la solidarité

Région BretagneActeurs Bretons de la coopération internationale et de la solidarité

Rejoindre les acteurs de la coopération et de la solidarité internationale

Partout en Bretagne, des associations, des collectivités, des entreprises, des établissements scolaires et hospitaliers s'investissent à l'international.

S'impliquer en partenariat avec une association

Quand on a un projet, créer une association ne s'impose pas. Devant la densité du tissu associatif français et breton, il est important d'agir de concert et de construire son projet avec le soutien de personnes expérimentées.
On ne s'improvise pas « acteur du développement » : nos actions peuvent se révéler tout à fait inutiles, ou même avoir des répercussions négatives sur les modes de vie de nos partenaires. Beaucoup d'associations bretonnes, investies depuis de longues années à l'international peuvent fournir un appui, à travers des contacts, des conseils, des retours d'expériences… Un partenariat avec une association expérimentée donnera aussi de la crédibilité au projet, notamment au regard des possibles partenaires financiers.
Pour que les actions menées soient cohérentes et pertinentes, il faut que l'association se tienne bien informée des autres projets en cours, menés dans la même zone ou dans les mêmes domaines. Ce sont par des échanges permanents avec les partenaires du Sud mais aussi avec les autres acteurs du Nord que les projets pourront gagner en efficacité.

S'engager dans une association de solidarité internationale, et la faire fonctionner

Renforcer un organisme existant permet d'éviter l'éparpillement des projets mais aussi de consolider un engagement dans la durée : l'apport de forces vives donne un nouveau souffle aux associations. Celles-ci reposent trop souvent sur une seule personne, dont le départ est synonyme d'arrêt des activités. Par ailleurs, le nombre de bénévoles et le montant des subventions ne sont pas extensibles : rejoindre une structure existante c'est lui permettre d'exister de façon plus vivante et de mener son action de façon optimale.
Faire vivre une association en France demande beaucoup d'investissement :

  • Entretenir des échanges réguliers avec les représentants locaux du Sud investis.
  • Réunir les adhérents
  • Faire circuler l'information
  • Sensibiliser et mobiliser autour de soi
  • Rechercher des financements …

Les partenaires financiers sont potentiellement nombreux, notamment pour appuyer les initiatives des jeunes. Ils demandent souvent qu'une partie du projet soit auto-financée : beaucoup d'animations (organisation de repas, de soirées, de projection cinématographique…) permettent d'allier récolte de fonds et sensibilisation d'un large public.

Quelques questions à se poser pour engager un partenariat

Pourquoi veut-on engager une telle démarche ?

Quelles sont nos motivations ? Qu'est-ce qui nous pousse à vouloir nous investir ?

Pour une collectivité, de nombreux éléments peuvent motiver le démarrage d'un partenariat : la volonté d'ouverture au monde ou de solidarité, la présence de migrants sur le territoire, la volonté de soutenir le tissu associatif local, la rencontre et l'amitié entre élus de pays différents, la volonté d'être présent politiquement sur la scène internationale… Une réflexion propre à la collectivité du Nord sur l'intérêt local d'un tel engagement est à mener préalablement à toute décision.

De quelles compétences particulières dispose-t-on ?

En amont de la recherche du partenaire, il est pertinent de s'interroger sur ce que l'on sait faire, et ce que l'on veut faire partager.

Dans un contexte de décentralisation en Afrique de l'Ouest, les relations de coopération décentralisée, se basant sur des échanges d'élus à élus et sur l'apprentissage de la gestion d'une collectivité (planification, finances locales…), permettent aux collectivités françaises de partager leurs expériences.

Où veut-on s'investir ?

Que recherche-t-on ? Un espace ou une société qui ait des similitudes (historiques, géographiques, démographiques, économiques…) avec son propre territoire ? Est-on prêt à dépasser les contraintes de la langue, de la distance ?

Aujourd'hui, de plus en plus d'acteurs bretons cherchent à agir ensemble, en synergie, en privilégiant une cohérence géographique dans les zones d'intervention.

Les différents acteurs du développement peuvent profiter de l'engagement d'autres organismes (collectivités, associations…) avec un territoire, pour nouer un partenariat appartenant au même espace géographique. Ce jeu d'emboîtement d'échelle est à l'origine de programmes particulièrement cohérents, pertinents et efficaces.

Comment inscrire le partenariat dans la durée ?

Mieux se connaître est un dispositif long mais nécessaire. Il faut du temps pour :

  • Harmoniser les conceptions du partenariat
  • Se mettre d'accord sur les types d'actions, les méthodes employées, la façon de dépenser les fonds…
  • Comprendre les difficultés rencontrées par chacune des parties, les capacités et les limites de son interlocuteur.

Trois éléments permettent d'évaluer la qualité d'un partenariat :

  • Confiance mutuelle
  • Identification de la complémentarité
  • Inscription dans la durée.

La formalisation du partenariat, sous la forme d'une signature de convention, est un gage de pérennité du partenariat, mais aussi une obligation légale pour les collectivités, afin de sécuriser juridiquement les délibérations à venir.

 

Se rendre à l'étranger

Les missions sur place ne représentent finalement souvent qu'une petite partie des activités des associations de solidarité internationale. Il n'est pas forcément souhaitable que le nombre de personnes soit trop important : compte tenu des traditions et ressources locales, l'accueil d'un groupe peut peser lourdement sur les partenaires locaux, et déstabiliser le milieu d'accueil, à cause des décalages matériels et culturels.